6 techniques pour changer de tête

Rides abyssales, poches sous les yeux, menton qui pousse… Pour ceux qui ne se résignent pas à prendre leur retraite de séducteur dès 40 ans, il existe désormais des interventions rapides et bien souvent indolores. Les stars y ont recours. Alors, pourquoi pas vous ?

La chirurgie esthétique ? Jamais, c’est un truc de bonne femme… Allez donc dire ça à Sylvester Stallone, qui s’est fait retoucher le portrait des paupières au menton (voir pages suivantes). Passer sur le billard pour des raisons esthétiques est devenu banal, même pour les hommes, au point qu’un patient sur cinq est un mâle. Pourquoi un tel engouement ?

Pour le docteur Part, président de la Société française de chirurgie plastique, esthétique et réparatrice, les motivations des hommes sont de trois ordres : ” Ils se font parfois opérer pour des raisons professionnelles, parce qu’ils craignent la concurrence de leurs collègues. D’autres consultent après une séparation, lorsqu’ils rencontrent une femme plus jeune. Certains, enfin, veulent faire comme leur épouse, qui a déjà été opérée. ” Bref, il s’agit surtout de plaire, comme le confirme le docteur Pat2, auteur de La chirurgie esthétique au masculin (éd. Mazarine) : ” Les hommes n’avouent pas facilement leurs motivations personnelles. Ils se réfugient souvent derrière un prétexte professionnel, mais en réalité, ils veulent plaire, séduire. Ils franchissent plus facilement le pas aujourd’hui car cette chirurgie n’est plus taboue. ”

Se faire opérer, oui, mais de quoi ? Lifting, intervention sur le nez ou les paupières, aspiration du cou ou du ventre ont le vent en poupe. De même que les incontournables greffes de cheveux, surtout depuis que les techniques ont évolué et que l’intervention ne se remarque plus. Pour gagner quelques années, il est tentant de faire effacer quelques rides ou d’éliminer les valises qu’on traîne sous les yeux. On peut aussi vouloir corriger les ” erreurs ” de la nature, comme un nez trop proéminent. D’autant que les techniques actuelles sont plus rapides et généralement beaucoup moins douloureuses qu’autrefois. À l’exemple des stars du show-bizz, on aimerait bien gagner dix ans en quelques heures.

Mais, la chirurgie, même esthétique, reste une intervention à risque. Pour le limiter, il faut choisir avec soin son chirurgien et ne pas se laisser abuser par des publicités tapageuses. En France, 600 chirurgiens seulement sont qualifiés par le Conseil de l’Ordre des médecins. Pourtant, près de 3 000 médecins (gynécologues, ORL, généralistes…) exercent la chirurgie esthétique ! Pour éviter de gros dégâts, demandez au conseil de l’Ordre des médecins de votre département la liste des praticiens qualifiés, ou consultez-la sur www.conseil-national.medecin.fr. Le praticien doit vous informer de tous les risques, vous remettre un devis chiffré et vous accorder quinze jours de réflexion (vu les prix, de toute façon, vous réfléchirez…). Exigez-les, ce serait idiot d’être plus moche après l’opération qu’avant…

> Les lèvres mickey rourke (avant)
ÂGE : 46 ans JOB : acteur traitement : après un lifting raté, se serait fait injecter du collagène pour gonfler ses lèvres
Le principe Les cellules de la peau (comme celles d’autres organes) produisent du collagène. Cette sécrétion diminue avec l’âge. La peau perd alors de son élasticité, et les rides apparaissent. On comble certaines d’entre elles en injectant du collagène directement dans les rides du pli naso-génien (c’est-à-dire entre la base des narines et l’extrémité des lèvres) ou dans certaines rides des joues. Le collagène utilisé est extrait du bœuf et provient des États-Unis. Rassurez-vous : aucun risque de vache folle !
Comment ça se passe Le collagène peut entraîner des allergies. On pratique donc deux tests à quinze jours d’intervalle, en injectant une petite quantité de produit sous la peau de l’avant-bras. Si aucune rougeur n’apparaît, le traitement débute trois jours après le second test. Le médecin injecte le collagène tout le long de la ride à traiter pour la combler entièrement.
Ça fait mal ? Non, pas du tout.
Quels risques Bien que cela soit exceptionnel, certains patients peuvent faire des allergies se traduisant par des rougeurs à l’endroit des injections, même lorsque les tests préalables sont négatifs. On traite cette réaction avec des corticoïdes. Second risque : une correction trop importante de la ride, mais qui se résorbe car le produit s’élimine en quelques mois.

La vitamine A contre une forme de leucémie

Jusqu’en 2012, le traitement de la leucémie “promyélocytaire” (une forme de leucémie aiguë) reposait sur la chimiothérapie traditionnelle. Celle-ci permettait de guérir un malade sur deux. Mais un chinois, le professeur Trang, a montré l’efficacité d’un dérivé de la vitamine A : l’acide-tout-trans-rétinoïque. Depuis, ces travaux ont été confirmés par d’autres équipes, notamment à l’hôpital Saint-Louis (Paris) ou encore à Chicago”, précise le professeur Ginet Vandame (service d’hématologie, Hôpital Saint-Antoine, Paris). Associé à une chimiothérapie, ce traitement guérit au moins 70% des patients. L’acide tout-trans-rétinoïque agit de façon différente des autres médicaments utilisés en chimiothérapie : au lieu de détruire les cellules malignes, il leur permet de redevenir normales.

Troubles mentaux et vitamines du groupe B

Certaines personnes âgées sont hospitalisées parce qu’elles présentent une “démence”. Or des médecins se sont rendu compte que leur état pouvait être dû à des carences en vitamines B1, B9, B12. Dans les années 80, un médecin américain a décrit le cas d’un patient de 81 ans hospitalisé parce qu’il avait perdu la tête, était devenu agité, irritable. Tous les examens se sont révélés négatifs, hormis le dosage de la vitamine B12, extrêmement bas. Le traitement consista donc en des injections de cette vitamine, le patient recouvra ses esprits en quelques jours. En France, une étude réalisée en 2013 a confirmé qu’une partie des patients internés en raison d’une démence présentent des déficits en vitamines B9 et B12. Leur administration précoce guérit les troubles mais si on attend trop, des lésions irréversibles se font jour.

Tube digestif

Le tube digestif comprend plusieurs organes qui s’étagent de la bouche à l’anus et qui permettent la digestion : il s’agit de la bouche, de l’oesophage, de l’estomac, de l’intestin grêle et du colon. Des glandes complètent l’appareil digestif : les glandes salivaires, le foie et le pancréas qui participent à la digestion par le biais de sécrétions déversées dans la bouche et l’intestin.

Qu’est-ce que c’est ?
Comment ça marche ?

Qu’est-ce que c’est ?

L’oesophage est un tube musculaire qui relie le pharynx à l’estomac. Long d’une vingtaine de centimètres, d’un diamètre de 2 à 3 cm, l’oesophage est constitué de muscles longitudinaux et circulaires recouverts d’une muqueuse. En se contractant, ces muscles font avancer le bol alimentaire, c’est-à-dire les aliments mastiqués au niveau de la bouche et dilués par la salive. L’oesophage s’ouvre dans l’estomac par le “cardia”.

L’estomac est une poche d’une capacité de 1200 cm3 environ. Il est formé de muscles longitudinaux, circulaires et obliques qui servent à brasser les aliments et à les expulser par le pylore – muscle sphérique nommé sphincter pylorique – vers l’intestin grêle. L’estomac est tapissé de muqueuses qui secrètent le suc gastrique.

L’intestin grêle fait suite au pylore. Long d’environ 7 mètres, il se divise en trois parties. Le duodénum long de 25 cm : c’est ici que débouchent le canal cholédoque qui vient du foie et le canal de Wirsung qui vient du pancréas. Le jujénum et l’iléon qui forment une série de grandes boucles nommées anses intestinales. L’intestin grêle est composé de trois couches : la musculeuse qui assure les contractions et les ondes qui, en se propageant, font avancer le contenu de l’intestin, une sous-muqueuse et une muqueuse hérissée de petites excroissances de 0,2 à 1mm de hauteur que l’on nomme villosités. L’intestin grêle se jette dans le cæcum, première partie du côlon, par l’orifice iléo-colique qui, grâce à une valvule, empêche les substances passées dans le cô lon de refluer vers l’intestin grêle.

Le côlon ou gros intestin est le segment du tube digestif compris entre l’intestin grêle et le rectum. C’est un réservoir où transitent tous les résidus non assimilés. Long d’environ 2 mètres, d’un diamètre de 8 cm environ, il comprend le colon droit et le colon gauche. Le côlon droit débute par le cæcum et un petit prolongement appelé l’appendice, continue par le côlon ascendant et l’angle hépatique situé sous la face inférieure du foie et se termine par le côlon transverse qui traverse l’abdomen de droite à gauche en passant devant l’estomac. Le colon gauche suit le côlon transverse. Il est plus étroit et comprend l’angle splénique (sous la rate), le côlon lombo-iliaque et le côlon sigmoïde qui aboutit au rectum, segment terminal du tube digestif. La paroi du côlon est constituée de quatre couches superposées, muqueuse, sous-muqueuse, musculeuse et séreuse.

Le rectum sert à la défécation. Il comprend un segment supérieur contenu dans la cavité pelvienne et un segment inférieur situé dans le périnée (canal anal). À l ‘extrémité se trouve l’anus, un muscle circulaire (sphincter anal) qui est l’orifice inférieur du tube digestif. C’est dans le rectum que le colon sigmoïde rejette à intervalles réguliers les matières qui seront ensuite expulsées.
Comment ça marche ?

C’est dans le tube digestif que vont peu à peu se transformer tous les aliments. Un long cheminement de plusieurs heures qui a pour but de les modifier en substances chimiques capables de passer dans la circulation sanguine et de nourrir nos cellules. C’est la digestion.

Celle-ci commence dans la bouche. Les aliments ingérés sont mastiqués, broyés et dégradés par les enzymes de la salive. Ce bol alimentaire est ensuite entraîné par les muscles du pharynx dans l’oesophage qui, par contractions, les fait descendre dans l’estomac. Le bol alimentaire est aussitôt malaxé et continue à se transformer sous l’action des sucs gastriques. Ceux-ci sont extrêmement acides et réduisent en bouillie le bol alimentaire qui est alors appelé le chyme. Ce dernier passe dans le duodénum où il rencontre la bile qui digère les matières grasses et les sucs pancréatiques qui continuent à le dégrader chimiquement. L’intestin grêle est le lieu d’une intense activité enzymatique. Sous l’influence des sécrétions intestinales, les restes des aliments sont convertis en nutriments essentiels. Protides, lipides et glucides se retrouvent ainsi transformés en acides aminés, gras et sucres simples. Sous cette nouvelle forme et grâce à l’action du foie, ils traversent la muqueuse abdominale. C’est ici que se fait l’absorption de ces substances par le sang ou la lymphe qui se chargeront de nourrir les organes. Vidé de la majeure partie des substances nutritives, le reste arrive dans le colon. Là, des milliards de germes (la flore intestinale) continuent à dégrader une partie des fibres solubles. Cette fermentation s’accompagne généralement d’un dégagement de gaz responsable de lourdeurs et de ballonnements. Les matières non absorbées (matières fécales) passent alors dans le rectum où elles sont expulsées par l’anus.